"J’vais chercher éhontément
Les coups portés sur moi
La violence facile"

La violence des regards agités, lorsque les mouvements saccadés se referment sur moi. Ils me poussent de leurs bras d'argile, articulés vers l'avant, comme des soldats imprimés sur du papier de verre. La violence est agile dans l'air, elle me fouette le visage tout en me griffant la paume des mains qui me protège les dents. La violence des cris rauques comme un animal tenu en laisse, enfermé dans sa cage. Je lui tourne le dos, pour prendre les coups qui marquent mon esprit à chaque fois que je tombe à terre. J'entends que ce n'est pas grave, qu'il faut affronter toute cette violence et se relever. Qu'il faut combattre l'adversité en affrontant les vagues en colère et les averses qui nous brûlent la peau. La violence des jours qui passent et toute cette indifférence me pousse à agir sous l'impulsion d'une féroce tempête. J'ai envie de crier, de battre la solitude de nos vies, de donner un crochet droit à notre marche macabre qui nous dirigent d'un pas rapide vers le trou noir béant et insipide. La violence de nos vies lassées et limpides et quant à l'esprit qui se meurt, étouffé, violé, lapidé par notre société : je lui chuchote de ne plus obéir. La violence oubliée dépose une fleur d'amaryllis sur nos âmes abîmées.


Commentaires

Posts les plus consultés de ce blog

BITUME

La marée à Découvert